Les 4 grandes générations de cigarettes électroniques
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Publié le 25/02/2026 et modifié le 18/07/2026 dans Histoire de la cigarette electronique par l'auteur Neovapo.
La cigarette électronique, une histoire qui a commencé 60 ans auparavant
L’histoire de la cigarette électronique commence il y a plus de 60 ans. On pourrait la dater du temps où Hebert A. Gilbert inventait le concept de vape avec un brevet déposé en 1965.
Cependant, la « vraie » ecigarette, celle que les vapoteurs et vapoteuses utilisent aujourd’hui, date de 2003 quand Hon Lik, ancien pharmacien, développe la première cigarette electronique moderne.
Si l’histoire de la vapote vous intéresse, lisez notre article de blog correspondant. Il détaille toute la chronologie de la vap’, remontant même jusqu’au début du XIXe siècle. Le vapotage, ou en tout cas l’idée du vaping, remonte à bien plus longtemps que l’on ne croit.
Forcément, l’ecig a évolué à travers le temps et les innovations. Aujourd’hui, on compte quatre grandes générations de cigarettes électroniques.
Première génération : les Cigalike
La cigalike est une petite cigarette électronique qui ressemble à une cigarette classique, sans contenir du tabac. En effet, et c’est le principe des vapes, elle fonctionne sans aucune combustion ni aucun produit du tabac. Pas de fumée, pas de goudrons, pas de monoxyde de carbone.
Apparue en 2003 et développée jusqu'en 2009, la cigalike fonctionne donc comme une cigarette normale, mais sans les produits du tabac. C’est ce qui attire les fumeurs qui y voient une sorte d’alternative au tabagisme traditionnel.
D’ailleurs, le terme cigalike se compose ainsi : ciga comme cigarette et like pour « comme ». Elle pourrait donc se traduire par « comme une cigarette ».
Format et fonctionnement
Les cigalikes sont petites, fines avec souvent une LED rouge pour simuler la braise lorsque le vapoteur inhale la vapeur. Certains modèles peuvent même avoir la couleur des cigarettes classiques avec un faux filtre et un faux tube blanc. Elles se composent de quatre parties :
- l’embout buccal (aujourd’hui appelé drip tip) avec le réservoir / la cartouche ;
- la tête d’atomiseur (résistance qui sert à la vaporisation de l’eliquide) ;
- la batterie ;
- la diode LED.
À cette époque, la cigalike propose une inhalation automatique. Contrairement à la plupart des kits de cigarette électronique actuels, il n’y a pas de bouton fire. Vous inhalez l’aérosol en tirant sur l’embout buccal avec vos lèvres. Comme les vapotes à tirage automatique qui existent aujourd’hui.
Les cigalikes utilisent également des cartouches préremplies ainsi qu’une batterie rechargeable. Celle-ci se trouve dans le filtre et se visse sur le tube.
Ce sont des clopes électroniques très simples d’utilisation, qui s’adressent essentiellement aux vapoteurs débutants. Aujourd’hui, vous en trouvez peu sur le marché, celles-ci ayant été remplacées par des ecigarettes tout aussi simples, cylindriques, mais plus modernes.
Avantages et limites
L’avantage de la cigalike réside surtout dans sa simplicité d’utilisation. Il n’y a rien à faire, si ce n’est visser la batterie et inhaler la vapeur. Vous pouvez également, comme avec une puff jetable désormais interdite en France, choisir votre saveur et votre dose de nicotine. Bien sûr, au début des années 2000, le choix des arômes était très limité.
Malgré tout, les cigalikes sont aussi décriées pour leur capacité. La vapeur est peu satisfaisante et la batterie intégrée a la tendance (fâcheuse) de se décharger très vite. L’expérience vaping a donc un goût de médiocrité qui ne donne pas envie aux fumeurs d’arrêter de fumer pour simplement vapoter.
Deuxième génération : les Vape Pens (Ego)
L’ère de la cigalike se termine assez vite (2009) pour passer à celle de la Vape Pen ou cigarette électronique ego en 2010. Cette vapoteuse longiligne a elle aussi la forme d’un tube, mais un aspect plus moderne. Pour la première fois, un petit bouton apparaît et permet aux e-fumeurs d’activer la vaporisation du juice de vape. C’est le switch ou bouton fire.
La batterie de cette clope électronique a été repensée pour être plus performante et durer plus longtemps. L’autonomie tourne autour de 450 à 1110 mAh, des valeurs que vous retrouvez sur certaines ecigarettes pour petits fumeurs et vapoteurs.
La Vape Pen introduit aussi un nouvel élément : le clearomiseur. Cet accessoire indispensable se compose :
- d’un réservoir pyrex qui contient le liquide pour cigarette électronique ;
- d’un drip tip souvent démontable ;
- d’une résistance ;
- d’un top cap et d’une base qui se visse sur la partie inférieure, le modbox.
Des clearomiseurs comme l’iClear 16 d’Innokin, l’Aspire ET-s ou l’Evod de Kangertech apparaissent. Vous les trouvez toujours sur le marché, parfois compatibles avec des mods électroniques simples et recommandés aux novices.
Format et fonctionnement
La Vape Pen se compose de deux parties : le mod et le clearomizer. Vous pouvez démonter la base (mod au format stick) et la séparer de l’atomiseur, lequel contient l’eliquide. Elle prend souvent le nom commun d’ecigarette Ego ou eGo.
Son format rappelle celui des cigarettes classiques, bien que l’apparence se distingue totalement. L’inhalation de la vapeur est plus prononcée et le développement des liquides pour cigarette électronique permet aux vapoteurs d’inhaler différents goûts sous forme de vapeur.
Sur ces modèles, la batterie est rechargeable et le réservoir peut être rempli avec n’importe quel eliquide, à condition qu’il contienne les ingrédients de base : propylène glycol, glycérine végétale, arôme et éventuellement nicotine.
Avantages et inconvénients
La vape pen a l’avantage d’être plus personnalisable que la cigalike. Vous pouvez changer ses accessoires, par exemple la résistance en choisissant une autre valeur ohm, ou le drip tip. Elle utilise un connecteur 510 universel. De plus, sa batterie interne dure plus longtemps, bien qu’elle convienne mieux à une petite consommation de tabac / vapeur (voir votre profil de vapoteur).
Les performances sont doublées par rapport à celles des cigalikes. À cette époque, elles permettent aux fumeurs qui veulent stopper la cigarette ordinaire de ne pas alterner constamment entre vape et tabac.
Cependant, la vape pen est aussi critiquée pour son design jugé fragile, sa maintenance, car il faut complètement dévisser le clearo pour effectuer le remplissage du jus, et le manque de réglage. Le vaporisateur est encore basique. Il ne propose pas une ultra personnalisation comme on peut le voir avec les modèles actuels.
Troisième génération : les mods et les box électroniques
La troisième génération de cigarette électronique commence avec l’apparition des mods box électroniques. C’est aujourd’hui le type de vaporette que vous trouvez le plus. La box est une base épaisse dans laquelle se trouve une batterie plus puissante que celle du Vape Pen et un chipset qui est un programme donnant accès à plus d’options.
Ces clopes électroniques sont plus larges et lourdes que les cigalikes et les vape pens. Elles gardent le bouton fire pour activer l’aspiration et utilisent un mod comme source d’énergie. Il existe deux types de mod :
- le mod électronique équipé d’un chipset avec des sécurités et des options (sécurités contre les courts-circuits et les surchauffes) ;
- le mod mécanique qui fonctionne sans composants électroniques, soit sans sécurité, et à pleine puissance selon les capacités de la batterie intégrée.
Ces ecigarettes peuvent aussi accueillir deux types de clearomiseurs :
- le clearomiseur classique qui utilise des résistances préconçues ;
- l’atomiseur reconstructible qui permet de construire ses propres coils et qui peut prendre trois formes (dripper RDA, tank RTA et RDTA).
Format et fonctionnement
Le box mod est un boîtier carré ou rectangulaire assez épais. Le mod peut aussi prendre la forme d’un stick, soit un tube large qui embarque de l’électronique.
Contrairement aux deux générations précédentes, vous pouvez régler la puissance (watts) et parfois la température.
L’apparition du subohm (grosse vapeur très chaude) est aussi une avancée qui permet d’entrer dans une époque de vap’ sur mesure, adaptée à chaque préférence des vapoteurs.
Avantages et inconvénients
Les avantages des mods sont :
- des performances bien meilleures avec une plus grosse production de vapeur ;
- une batterie rechargeable qui dure plus longtemps ;
- une construction solide, parfois waterproof, antichoc et anti-poussière ;
- des fonctionnalités avancées avec de l’électronique pour mieux contrôler sa vape.
Mais comme rien n’est parfait, les mods ont aussi leurs désavantages :
- une attention particulière doit être apportée aux batteries, car elles sont en lithium ;
- les accus peuvent être dangereux s’ils sont mal utilisés ;
- la possibilité d’un vapotage excessif risqué (cloud chasing ou sub-ohm mal maîtrisés) ;
- un mauvais réglage qui peut représenter un danger sérieux avec les mods méca.
Malgré tout, des trois générations de cigarettes électroniques citées, celle-ci est la plus courante sur le marché. Le mod électronique est aussi le plus sécurisé ! Quant au mod méca, il est conseillé aux vapoteurs expérimentés et avertis.
Quatrième génération : la cigarette électronique 2.0
En réalité, la quatrième génération est une extension de la troisième génération. Il s’agit toujours de mods, mais améliorés pour aller vers plus d’innovation. Ce sont les cigarettes électroniques les plus modernes et récemment sorties. Elles utilisent de nouvelles technologies pour améliorer l’expérience vaping et la customiser davantage.
Cette génération ajoute de nouvelles options comme le
- contrôle de la température (TC) qui limite la chaleur de la résistance pour réduire le dry hit;
- la capacité de supporter des résistances très basses avec l’intégration de clearomiseurs sub-ohm et d’un airflow (arrivée d’air) réglable ;
- des mods bien plus diversifiés et performants, qui intègrent parfois des nouveautés comme le Bluetooth.
Ce type de vapote apparaît depuis 2014 et ne cesse de se développer pour apporter de nouvelles options aux vapoteurs.
Avantages
La quatrième génération d’e-cig se démarque par l’innovation qu’elle propose :
- une autonomie plus longue avec des temps de charge réduits ;
- une taille compacte et petite comme les pods ;
- un voltage et un wattage ajustables ;
- un airflow réglable ;
- de nouvelles options comme le compteur de puffs ou le lecteur d’ohm.
Les dernières nouveautés des cigarettes électroniques
Parmi les dernières innovations, on retrouve des vapotes aux écrans tactiles (Aspire Pixo ou Smok Nord 6) avec, parfois, l’intégration de l'intelligence artificielle (Enovap).
On retrouve aussi des fonctions comme la reconnaissance tactile (Smart Lock), notamment introduite par la marque de cigarette électronique Geek Vape (Aegis Legend 3 L200), ou des résistances de nouvelle génération qui durent plus longtemps.
La technologie n’a pas fini de se développer. Les ecigarettes étant électroniques, elles aussi n’ont pas fini d’innover et de s’améliorer !
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